La Citadelle est, pour parler un langage métaphorique, comme une araignée au centre de sa toile. Tout ce qui touche à sa toile, même ce qui ne fait que la frôler, est immédiatement objet de l'attention la plus aiguë. Nous disons de la mémoire de la Citadelle ― vu sa puissance de stockage ― qu'elle est illimitée. Rien de moins ! s'exclament les visiteurs. En quoi la Citadelle l'emporte sur l'araignée, parce que l'araignée ne peut pas utiliser un ordinateur. Nous avons coutume de dire que la Citadelle est vite comme la lumière.

Nous comparons aussi souvent le rapport de la Citadelle à ses protégés, dans un langage imagé favorisant l'intégration des plus petits, à celui d'une maman-ourse à l'endroit de ses oursons. La vigilance est d'autant renforcée, que les petits se pressent et se poussent les uns les autres pour participer au traitement des dossiers, « à la lumière du logiciel », comme on le dit plaisamment depuis quelques années.