On ne le dira jamais assez : inutile de chercher à faire dire aux mots autre chose que ce que la Citadelle en dit, puisque ce serait se tromper, et rien n'est utile que la rectitude des dires.

La falsification du langage admis ― et de ses fines applications en cascade ― entraînerait (on s'accorde généralement à tenir cette hypothèse pour une fiction complaisante) la ruine de la Citadelle ; ce qui, par définition, ne peut pas se faire.

En fait, la principale cause de la falsification du langage réside en son analyse négative. C'est tout bête ! Un délai de réponse dans la communication ― autrement dit une perte de temps ― doit être perçu comme le prodrome d'une volonté de rebuffade. Le profil à risque est généralement rêveur. S'il y joint un amour des choses de la logique (le seul amour de la logique est bénin, quand il n'est pas accompagné de la désastreuse propension à s'enquérir des prémisses elles-mêmes, ce qui est à proprement parler de la divagation), alors on a coutume de dire qu'une partition de la Citadelle envisagée comme circuit à protéger requiert fortification.

Bref la négativité de l'analyse ne satisfait pas aux exigences de positivité du bon fonctionnement de ce qui importe.

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