15. Mes frères, je ne sais pas si je pourrai un jour vous le pardonner ! Comment avez-vous pu ? C’est indigne de vous et de nous tous, les ascendants ! Je vous estimais, je croyais en votre noblesse et en votre grandeur d’âme ! C’était une erreur, et je ne suis pas prêt de me la pardonner ! Avez-vous oublié qui vous êtes ? Vous souvenez-vous de votre fonction ? C’est sur vos épaules que devrait reposer notre société. C’est vous qui devriez avoir la force de supporter les fardeaux que les plus faibles ne peuvent pas et ne veulent pas supporter, et cela en gardant la tête haute. Et vous ne trouvez rien de mieux à faire que de vous bagarrer avec eux, comme de vulgaires gamins ! Et, par-dessus le marché, vous vous faites gifler par eux, et vous vous seriez probablement fait rouer de coups si cet horrible cri ne les avait pas arrêtés ! Je n’attends plus rien de vous puisque vous n’êtes pas à votre place. Allez, rejoignez les vôtres, les descendants ! Et vous, descendants, envoyez les plus braves d’entre vous remplir nos rangs, car il faut bien des gens pour faire notre besogne. Ceux qui ont prouvé leur valeur sont les bienvenus. Mais n’oubliez jamais ce qu’ont oublié ceux qui vous ont précédés : vous devez remplir votre devoir avec toute la dignité et la fierté qu’il exige.

 

 

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