24. Voilà qui confirme tout ce que je pensais : les ascendants et les descendants sont aussi faibles les uns que les autres, et ils méritent donc l’esclavage qui est le leur. Les premiers, même en recevant les coups des seconds, sont incapables de constater que leur devoir, c’est-à-dire leur ascension, les affaiblit et leur enlève toute puissance. S’il leur est impossible d’en prendre conscience dans des conditions à ce point favorables, quand ils se font tabasser par des faibles, on peut se demander s’ils pourront un jour prendre conscience de leur impuissance et de ses origines. Allez, ascendants, montez, vous devez monter, car vous avez raison de monter et de vouloir monter ; vous n’avez pas la force d’agir autrement, vous devez donc monter, et vous montez. Quant à vous, descendants, la victoire et votre liberté étaient entre vos mains. Vous étiez sur le point de prendre conscience de votre force et donc sur le point de devenir puissants. Mais vous avez été incapables de terminer ce que vous avez commencé, et donc vous avez été incapables de prendre conscience de votre force et de devenir du même coup puissants ; c’est que vous n’en aviez pas la force et que vous ne pouviez donc pas devenir puissants. S’il ne faut pas plus qu’un cri pour vous arrêter quand vous êtes sur le point de vous libérer en vous débarrassant de vos oppresseurs, vous méritez d’être des esclaves. Et c’est ce que vous êtes.

Les choses sont donc comme elles doivent l’être, car vous ne sauriez quoi faire de la liberté, ascendants comme descendants…

 

 

Tous

Incident