7. Que nous montions ou que nous descendions, notre existence est misérable. Mais il ne faut pas désespérer pour autant. À chaque marche que je descends, au lieu de me laisser emporter par le désespoir, je me dis qu’il doit y avoir un sens et une raison à tous nos tourments. Je ne saurais admettre qu’il n’y en ait pas.

Alors, à chaque moment, je tente de garder en tête cette raison qui m’a été révélée. Nous souffrons, c’est certain, et je ne veux surtout pas prétendre le contraire ; mais nous ne souffrons pas en vain. Nous sommes, pour ainsi dire, dans l’antichambre du Paradis et de l’Enfer. Qui acceptera ses souffrances avec dignité et résignation verra s’ouvrir pour lui les portes du Paradis ; qui n’acceptera pas sa condition et se révoltera aura ce qu’il mérite : l’Enfer. Les plus méprisables de ces derniers et aussi ceux qui connaîtront les souffrances les plus atroces sont les lâches qui abandonnèrent le combat en mettant fin à leurs jours. Mais, quant aux autres, ceux qui avancent toujours, tout leur être étant soumis à la volonté divine jusqu’à ce que la mort les délivre, c’est la félicité éternelle qui les attend. Que la joie réchauffe leur cœur car ils connaîtront la libération ! Les tourments de ce monde valent bien le repos de la vie éternelle. Qu’ils sacrifient tout pour l’obtenir car ce qui appartient à ce monde ne saurait être comparé à ce qui sera leur dans le Royaume des Cieux !

Mes frères, marchez donc sans perdre espoir ! Dieu ne vous oubliera pas et vous récompensera. Par la soumission, par la négation de toutes vos passions et de tous vos désirs terrestres, vous gagnerez votre ciel. Et rien n’est plus précieux.

 

 

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