Mutations de l’expression philosophique en milieu incontrôlable

 

 

Ce document est divisé en plusieurs sections. Il est possible d'en faire une lecture continue ou de se concentrer sur des thèmes particuliers en cliquant sur les liens de la table des matières. Il est toujours possible de revenir consulter cette dernière en cliquant sur le titre de la section visitée.

Ce texte représente une tentative de classification de nombreux procédés informatiques utilisés dans la présentation de textes (philosophiques, principalement). Il prétend donc apporter à son lecteur une classification et des clarifications dans ce domaine. Toutefois, il n'a nullement une prétention à l'exhaustivité.

Bien entendu, les sites dont nous fournissons les liens sont des exemples de ce que nous voulons illustrer. Que nous les donnions en exemple ne signifie pas que nous endossons leur contenu dont, dans certains cas, nous nous dissocions complètement.

 

 

Table des matières

Retour à l'avant -propos
L'hyperlien textuel

a) L'hyperlien textuel thématique

b) L'hyperlien textuel directionnel

c) L'hyperlien textuel dynamique immanent

Police et couleur du texte
L'intégration des images

a) Arrière-plans statiques

b) Arrière-plans mouvants

c) Images statiques intégrées

d) Images (dissimulées dans des images) qui sont des liens à travers le texte

e) Liens qui apparaissent au survol du curseur

f) Découpage de philosophies en images

L'utilisation de caméras, de vidéo
L'animation du texte
L'utilisation du son et de la musique
Les tables de logique, logiciels de logique et quiz de logique
Cas particuliers identifiés

a) Le noeud nouménal

b) Wikipedia

c) Archelogos

Notes sur l’insertion de dilemmes philosophiques dans des jeux vidéo
Procédés mineurs identifiés

i) L'humour philosophique

ii) Listes de diffusion en philosophie

iii) Les Weblogs philosophiques

iv) L'usage de PowerPoint

v) Les mots-croisés philosophiques

 

Remarques finales

 

 

L’hyperlien textuel

Le procédé le plus répandu jusqu’à présent sur les sites à caractère philosophique qui cherchent un peu d’originalité est l’hyperlien textuel (entendu comme un lien contenu dans du texte -un mot ou un groupe de mots-)[1]. Nous pourrions traiter de l’hyperlien textuel d’une manière générale, mais, vu la variété de ses utilisations, la tâche nous incombe d’identifier ces dernières de manière précise (d'où le nombre de sous-sections sur l'hyperlien textuel).

Nous avons séparé les hyperliens textuels en trois grands groupes : il y a d’abord les hyperliens textuels thématiques qui, comme leur nom l’indique, mènent à des documents parents au texte principal ; puis il y a les hyperliens textuels directionnels qui proposent aux lecteurs un ou plusieurs chemins à suivre pour continuer la lecture et, enfin, il y a un lien tout à fait différent des autres que nous appellerons l’hyperlien textuel dynamique immanent.

 

a) L’hyperlien textuel thématique

L’hyperlien textuel thématique, qui mène à des documents parents du texte principal, semble de loin le plus utilisé, le plus populaire chez les philosophes pour le moment, peut-être parce qu’il est facile à programmer. Le plus souvent, l’hyperlien textuel thématique débouche soit sur la définition littéraire du thème pointé, soit sur une page où le mot pointé est le thème principal ou central du propos. Alors, il s’opère une certaine coupure avec le texte précédant et le lien entre les deux textes peut être plus ou moins fort. Nous classons dans la catégorie des liens thématiques les liens optionnels, c’est-à-dire ceux qui sont présents dans un texte autonome et qu’il n’est pas nécessaire d’activer pour continuer la lecture.

 

i) Définition littéraire

Un lien de ce type peut être fort utile, mais il faudrait que, contrairement à ce qui se produit régulièrement, aucune fenêtre ne s’ouvre lors du clic. Il pourrait suffire de passer le curseur sur le mot pour « entendre » la définition ou bien la voir apparaître dans une bulle de bande dessinée.

Une utilisation minimale de ce procédé a été identifiée. On verra qu'il s'agit d'un texte de Montaigne dont les termes plus difficiles nous sont présentés en français moderne au passage de la souris:

Site du Log (Lycée ouvert de Grenoble):

http://vdl.ac-grenoble.fr/public/philo_lycee/textes/textesm/montai1m.htm

Suggestion d’utilisation :

Il serait fort utile d’utiliser ce procédé dès qu’on aborde des philosophes abstrus et / ou qui ont développé un langage à eux (comme Husserl, par exemple). Cependant, dans un texte clair et accessible, l’utilisation de tels liens peut s’avérer superflue et peut même alourdir le texte.

 

ii) Lien fort

Si le lien est fort, le lecteur a peu de probabilités de se sentir désorienté. Il sent qu’on le guide dans les dédales de la pensée philosophique en le prenant par la main. L’ouverture d’une nouvelle page est un saut « cognitif » auquel le lecteur traditionnel de philosophie n’est pas (encore) habitué. Cependant, ce procédé est sûrement celui qui est le mieux maîtrisé par les philosophes pour le moment, et il est un des plus acceptables aux yeux des lecteurs facilement désorientés ou réfractaires aux expérimentations dans le domaine de l’expression philosophique. Il peut être fort intéressant (et rusé) de se restreindre à ce procédé intelligent dans les premières pages d’un site, afin d’apprivoiser (appâter) le lecteur et de capter son attention, pour ensuite faire usage d’autres procédés de plus en plus intensivement (et de plus en plus philosophiquement).

 

Principia cybernetica web, site où abondent des liens de ce type :

http://pespmc1.vub.ac.be/

The importance of philosophy, autre site où abondent des liens de ce type :

http://www.importanceofphilosophy.com/

Notre page comprenant les Réflexions ou sentences et maximes morales de La Rochefoucauld, où ces liens sont utilisés et, de surcroît, annoncés tels :

http://www.fp.ulaval.ca/GBoss/aap/Duc_de_La_rochefoucauld.htm

 

iii) Lien faible ou analogique

Ce lien fait appel à l’esprit d’aventure du lecteur. En l’ouvrant, il ne sait pas vraiment à quoi s’attendre (ce qui est, au fond, toujours le cas avec un hyperlien, à moins que la destination vers laquelle il mène ne soit spécifiée d’avance). Le lien faible ou analogique peut déboucher sur un texte explicatif à propos d’un concept ou sur une série de remarques pertinentes. Si le lecteur a été placé dans un contexte où l’on n’exige pas de lui une attention cognitive soutenue, si on lui présente la visite du site comme une promenade innocente, il pourra utiliser ce type de lien sans crainte. Cependant, vu la coupure qu’il provoque avec le contexte précédant, il présente certains risques: il peut facilement perdre le lecteur et l’ennuyer. Ce dernier pourra se sentir submergé par les ressources disponibles.

Les concepteurs de sites philosophiques doivent être très prudents dans l’utilisation de ces liens. Ils peuvent leur trouver du potentiel relativement à l'apprentissage de la réflexion philosophique, comme c'est le cas pour Gilbert Boss dans La dimension de profondeur dans l'écriture sur ordinateur et pour Maryvonne Longeart et Rémi Clot-Goudard (qui considèrent à juste titre que l'effort du lecteur pour comprendre la logique, la rationalité des liens, peut être en lui-même un exercice philosophique), dans Lien hypertexte et apprentissage de la réflexion philosophique. Les exemples donnés au fil du texte de Maryvonne Longeart et Rémi Clot-Goudard sont assez convaincants.

Par contre, si les auteurs n'ont pas pour but de transformer leurs liens en générateurs d'expériences philosophiques, ils doivent créer une ambiance où le lecteur n’aura pas peur de se perdre dans les dédales du site. Un bel exemple d’utilisation de ces liens de vagabondage se trouve sur la page de Brian McCormick. L’impression générale qui se dégage de ce site est que nous sommes dans une maison que nous pouvons visiter calmement.

 

Page de la conférence de Maryvonne Longeart et Rémi Clot-Goudard intitulée Lien hypertexte et apprentissage de la réflexion philosophique (site du Log -Lycée ouvert de Grenoble) :

http://vdl.ac-grenoble.fr/public/philo_lycee/present/confqueb.htm

Page de Brian McCormick :

http://www.users.cloud9.net/~bradmcc/

La dimension de profondeur dans l'écriture sur ordinateur, de Gilbert Boss (non pour des exemples de liens, mais pour une réflexion sur le potentiel des hyperliens en général dans la réflexion philosophique) :

http://www.fp.ulaval.ca/rr/colloque2005_profondeur.htm

 

Remarque supplémentaire sur les hyperliens textuels thématiques:

Il est parfois préférable de savoir à l’avance de quel type sont les liens que nous activons. La couleur des hyperliens pourrait être indicative (bleu pour un lien menant à une définition, vert pour un lien analogique, etc.). Tout dépend de l’intention du créateur (tient-il vraiment à transformer son lecteur en aventurier intrépide ou les sauts de liens en liens en exercice de repérage et de reconstruction conceptuelle ?).

Nous référons de nouveau ici à notre page comprenant les Réflexions ou sentences et maximes morales de La Rochefoucauld, où les liens de différents types ont des couleurs différentes et sont, de surcroît, expliqués.

 

b) L’hyperlien textuel directionnel

Ce type d’hyperlien peut recouper les autres décrits plus haut, mais, dans notre effort de classification, nous devons faire quelques catégories. Les hyperliens textuels directionnels forcent le lecteur à choisir entre des options (ils sont des options), comme lorsqu’on choisit entre différentes possibilités dans le logiciel Jeux de concepts [2] ou dans les livres « dont vous êtes le héros ». Ces options peuvent se trouver à l’intérieur (elles sont alors dites « imbriquées ») ou à la fin d’un texte.

 

i) L’hyperlien directionnel imbriqué

Ce lien se trouve contenu dans le texte, un peu comme les liens faibles ou analogiques de type thématique, et mène à de nouveaux développements. On a intégré des liens de ce type dans le texte et on force le lecteur intéressé à continuer à choisir de cliquer sur un mot plutôt qu’un autre pour progresser. On trouve assez fréquemment ce procédé dans les sites littéraires, comme le souligne Christian Vanderdorpe (l’auteur de l’ouvrage intitulé Du papyrus à l’hypertexte : essai sur les mutations du texte et de la lecture, Boréal, 1999). L'utilisation qu'en fait Gilbert Boss, que ce soit dans son Manifeste de l'individualisme ou sa création réalisée à partir du texte de Hume intitulé De la délicatesse du goût et de passion, est assez intéressante. Les textes sur les site Idealism et Meditations on first Cybersophy sont aussi écrits avec ce procédé.

 

Manifeste de l'individualisme :

http://www.gboss.ca/manifeste/

Traduction et commentaire du texte de Hume intitulé De la délicatesse du goût et de passion :

http://www.gboss.ca/hume_del/

Site intitulé Idealism :

http://www.cyberartsweb.org/cpace/fiction/idealism/enter.html (requiert le logiciel Shockwave)

Site intitulé Meditations on first Cybersophy :

http://www.thecore.nus.edu.sg/landow/cpace/theory/pena/index2.html

 

Suggestion d’utilisation:

Avec Nietzsche ou d’autres poètes philosophes, tel Omar Khayyâm, ce procédé peut se révéler prometteur. On peut présenter un aphorisme ou un poème en faisant de chaque mot un lien menant aux autres poèmes ou aphorismes de l’auteur. Par contre, comme dans le cas du lien thématique analogique, ce type de lien présente le risque de perdre le lecteur. Il ne convient pas du tout à un texte systématique. Notons enfin qu’il serait idéal pour quelqu’un souhaitant faire un pot-pourri de citations.

 

ii) L’hyperlien directionnel non imbriqué (ou explicité)

Ce type de lien est doté d’un avantage non négligeable sur son « frère » l’imbriqué : il ne risque pas de perdre son lecteur. Il se retrouve à la fin du texte et la destination prévue nous est généralement spécifiée à l’avance (quoique avec plus ou moins de clarté). Nous en donnons ici plusieurs exemples.

 

Dialogues avec soi-même: Vérité et mensonge (la destination est, dans ce cas, clairement indiquée) :

http://www.fp.ulaval.ca/GBoss/aap/dial.htm

Sentiers (la destination est annoncée moins clairement) :

http://www.fp.ulaval.ca/GBoss/aap/sentiers.htm

The tangent Man :

http://www.louisville.edu/a-s/english/subcultures/colors/blue/jagilb01/cover.html Un site littéraire.

The addventurers :

http://www.addventure.com/ Un site littéraire.

 

c) L’hyperlien textuel dynamique immanent

Il s’agit d’un cas unique observé au cours des explorations faites sur Internet dans le cadre du projet de l'Atelier des arts philosophiques [3] . Il se trouve sur le site intitulé The Jew’s Daughter. Le site en question nous présente un texte littéraire expérimental. Il débute sur un long paragraphe dont un mot est bleu, signe de lien. Lorsque le curseur survole le lien, le texte se trouve partiellement modifié et d’autres mots deviennent bleus. Ainsi, en restant sur le même paragraphe toujours changeant, le lecteur assiste au déploiement d’une histoire complète. Ce procédé peut être estimé extraordinaire, mais déroutant. Il est très facile de perdre ses lecteurs dans ce type de texte, surtout quand il s’agit d’un assez long paragraphe. Malheureusement, c’est ce qui se produit avec l’histoire dont il est ici question. Elle est un peu trop longue pour ce procédé. Il conviendrait mieux à de la poésie ou bien à des maximes (ou encore à des aphorismes), à tout le moins à de très courts textes (qu'il faudrait alors écrire en fonction de ce procédé bien précis).

 

Site en question :

http://www.thejewsdaughter.com/

 

Quelques idées d’hyperliens et des utilisations possibles :

Plus loin dans le texte, nous parlerons d’autres types de liens qui sont, selon nous, sous-utilisés, mais prometteurs : les liens intégrés dans des images ainsi que les liens sonores.


 

Police et couleur du texte

En philosophie, la police peut jouer un grand rôle, simplement parce que les philosophes utilisent presque toujours les mêmes sur Internet (Arial ou Times new roman) ou dans les revues philosophiques imprimées. En choisir une autre aurait un impact certain. Il serait intéressant de déterminer si telle ou telle police convient mieux à la lecture de la philosophie.

En ce qui concerne les couleurs, elles auront un impact analogue à celui qu’elles peuvent avoir dans la publicité, par exemple à la télévision. Grâce aux ordinateurs, il est maintenant possible d’exploiter toute la palette des couleurs. Pour le moment, nous observons que, selon la couleur choisie, le lecteur aura l’impression que l’auteur est crédible (couleurs et polices sobres) ou non, comme quand une phrase brille, entourée de confettis, ou encore quand elle est rose et mauve à la fois (ce que nous avons vu !).

Les Sentiers, création philosophique de Guillaume Gallant, contiennent quelques variations aussi bien dans la police que dans la couleur du texte. Ces variations suscitent et dirigent l'attention du lecteur, mais semblent avoir été pensées pour aider ce dernier dans sa lecture (les mots colorés étant sujets à de multiples variations au fil de la lecture).

 

Sentiers :

http://www.fp.ulaval.ca/GBoss/aap/sentiers.htm


 

L’intégration des images

De plus en plus d’images sont intégrées aux textes philosophiques sur Internet. Il y a, d’une part, abondance de graphiques et de tableaux, notamment dans les textes d’épistémologie et de philosophie du langage. Cette abondance dans ces domaines est sûrement stimulée par la facilité avec laquelle il est possible de créer de tels graphiques et tableaux aujourd’hui. Cependant, cela ne doit son existence ni à Internet, ni aux nouvelles technologies. Il y a du nouveau quand nous apercevons des images qui n’auraient jamais leur place dans les revues de philosophie modernes.

 

Dans cette section sur l’intégration des images, nous avons fait des remarques sur les arrière-plans statiques ou mouvants, les images statiques intégrées, les images -dissimulées dans des images- qui sont des liens à travers le texte ; nous avons également fait des remarques sur les liens qui « apparaissent » quand on place le curseur dessus, sur les images ornementales et sur le découpage de philosophies en images.

 

a) Arrière-plans statiques

Quel impact l’utilisation d’un arrière-plan peut-elle avoir sur le texte philosophique? L’arrière-plan donne tout de suite le ton. La différence entre les ambiances créées par les arrière-plans choisis par George Cronk (couleurs de l’arc-en-ciel, pastel suranné) ou pour le site The Nietzsche channel (un coucher de soleil sur la mer) est énorme. Il vaut aussi la peine de porter son attention sur les différences entre les arrière-plans choisis sur le site humoristique Goat philosophy (des chèvres) et le site Studia Spinoziana (beige avec un peu de relief). Il est certain que le choix du fond d’écran est capital pour le ton que l’on veut donner au site (sérieux ou non, gai ou triste). Ce facteur est généralement négligé par les concepteurs de sites philosophiques.

George Cronk :

http://www.bergen.cc.nj.us/faculty/gcronk/

The Nietzsche channel :

http://www.geocities.com/thenietzschechannel/

Goat philosophy :

http://www.goatism.org

Studia Spinoziana :

http://frank.mtsu.edu/~rbombard/RB/spinoza.new.html

BnF Utopie -Les sources de l'Utopie (voir l'exposition en images) :

http://expositions.bnf.fr/utopie/index.htm

 

b) Arrière-plans mouvants

Bien que nous n’en ayons pas vu, des arrière-plans mouvants pourraient apporter énormément à un discours philosophique, à condition de ne pas surcharger le site. Ce fond d’écran mouvant pourrait consister en une vidéo d’une durée limitée ou une vidéo jouant en boucle. Imaginons ce qu’un texte portant sur le temps, le changement ou le devenir gagnerait à être écrit sur un tel arrière-plan (si les images sont bien choisies et bien utilisées).

 

c) Images statiques intégrées

Nous nous inspirerons du site de Brad McCormick pour cette section. Les images qu’il a choisies viennent appuyer l’ambiance qu’il a voulu créer, celle d’un boudoir ou d’une pièce confortable d’une maison (HOME page). L’image de la chaise ainsi que celle du chat n’enlèvent rien au sérieux de la page. Remarquons aussi le Relax. Autre exemple d’images statiques bien intégrées : le site de Damjan Bojadziev. Tout en rendant la lecture du texte plus conviviale, les images soutiennent certaines de ses explications.

 

Page de Brad McCormick :

http://www.users.cloud9.net/~bradmcc/

Page de Damjan Bojadziev :

http://nl.ijs.si/~damjan/phen.html

Site Thinking's legacy and the evolution of experience (plusieurs procédés, nombreuses images):

http://differnet.com/experience/

Philophil (en français, où l'on a utilisé de nombreuses images):

http://philophil.com/

BnF Utopie -Les sources de l'Utopie (voir l'exposition en images) :

http://expositions.bnf.fr/utopie/index.htm

 

Note sur les images ornementales :

Autour de paragraphes, des arabesques, des cadres, des colonnes, symboles qui souvent ne renvoient à rien mais contribuent à donner un ton au texte. La valeur esthétique du site pourra jouer dans le sérieux qui lui sera accordé.

 

d) Images (dissimulées dans des images) qui sont des liens à travers le texte

Il s’agit d’images qui sont des liens, mais qui ne sont identifiables comme liens que si le curseur passe dessus. À titre d’exemple, imaginons une page sur David Hume où nous trouverions un personnage se tenant devant un mur bleu auquel il ne manquerait qu’une seule nuance (de bleu, bien entendu). Une petite bulle de bande dessinée située à côté du personnage et représentant ses pensées contiendrait la nuance manquante. Il n’y aurait pas d’autre explication. Pour en savoir plus, il faudrait que le lecteur clique dans la bulle, mais personne ne l’aurait incité à le faire (pour qui connaît Hume, cette mise en situation n'a rien de farfelu). On trouvait, jusqu’à ce que le site subisse des changements, un exemple de ce procédé sur la page d’accueil du site officiel sur Frank Zappa. Sur une zone de neige jaune dans un paysage hivernal se trouvait un tel lien, « caché ». Il était cohérent d’y mettre un lien, puisque Frank Zappa a composé une chanson intitulée Don’t eat the yellow snow. Cette manière de naviguer, qui serait plus intuitive et ferait parfois appel à un certain bagage culturel de la part du lecteur, reste inexploitée par les philosophes pour le moment. Autre possibilité : le fameux tableau de Raphaël, L’école d’Athènes, montrant Platon et Aristote discutant, l’un pointant vers le haut, l’autre vers le bas. Il serait possible d’avoir pour page d’accueil ce tableau et d’y intégrer des liens vers des pages sur les personnages pointés, ce qui a été partiellement réussi sur un site francophone intéressant dont nous donnons l’adresse, quelques lignes plus bas. Bien sûr, une telle technique est déroutante pour plusieurs, mais nous pouvons espérer que, dans l’avenir, elle deviendra monnaie courante sur d’autres sites et pourra être utilisée sans scrupules en philosophie.

 

Tableau de Raphaël :

http://www.nv2r.com/philosophie/Raphael/raphael.htm#

Site officiel de (sur) Frank Zappa :

http://www.frankzappa.com/ (le site a été modifié, mais il mérite notre attention pour les autres procédés qui s’y trouvent employés et seraient dignes de nous inspirer en philosophie)

 

e) Liens qui apparaissent au survol du curseur

Ce procédé est très intéressant, mais l’exploiter efficacement est chose difficile. Le lien peut apparaître de deux manières : soit le logiciel de navigation en indique le nom dans le bas de l’écran sans que rien ne surgisse, soit le lien émerge en quelque sorte de la page quand on passe dessus. Dans les deux cas, la visite est rendue plus intuitive. On trouve un exemple de la seconde alternative sur le site Nightmare wanders, littéraire. Malgré l’intérêt de cette façon de procéder, il nous semble risqué d’en faire un usage fréquent, surtout en philosophie. Les liens qui émergent et deviennent visibles dans la page sont à notre avis plus intéressants, car ils permettent de faire participer des images dans le processus et désorientent beaucoup moins.

 

Le texte intitulé Nightmare Wanders :

http://www.cddc.vt.edu/journals/newriver/harrell/Nightmare/index.html Un site littéraire.

 

f) Découpage de philosophies en images

Un site dont une section est consacrée à Hegel se propose de relever ce défi. Sur celui-ci, on présente la philosophie de Hegel en graphiques (non, ce n’est pas le Klondike). Il serait sûrement possible de faire de même pour tous les systèmes philosophiques. Des ouvrages dans lesquels on transpose des philosophies en illustrations existent depuis belle lurette, mais il est possible d’innover, comme dans le cas du site que nous avons identifié, en faisant appel à des hyperliens dans des images.

 

Site MIA Hegel ressource d'Andy Blunden:

http://www.marxists.org/reference/archive/hegel/


 

L’utilisation de caméras, de vidéo

Sur les sites de philosophie, l’utilisation de la vidéo, très rare, se limite pour le moment à la transmission de conférences.

 

Site Ethics update :

http://ethics.acusd.edu/index.html

Other voices : the journal of cultural criticism :

http://www.othervoices.org/2.2/index.html

 

Suggestions d’utilisation :

D’autres options seraient à envisager : par exemple, la création d’un site philosophique où les gens communiqueraient par caméra. Une sorte de communauté philosophique virtuelle pourrait se rassembler pour discuter de vive voix. Le métissage entre vidéos et textes dans les documents philosophiques n’a pas encore été réalisé non plus. Il serait intéressant qu’un philosophe se serve d’une vidéo dans un contexte argumentatif. Par exemple, à l’instar de Diogène le cynique qui s’était mis à marcher pour contester les thèses de Zénon contre le mouvement, un philosophe contemporain pourrait incorporer des vidéos qui à elles seules illustreraient sa position sur un argument écrit.


 

L’animation du texte

À l’aide de logiciels variés, il est possible d’animer du texte, de faire apparaître des mots dans un ordre précis, d’en faire tomber du ciel, virevolter, etc. Nous pourrions par exemple placer les mots d’un texte dans l’ordre et dans le rythme souhaités. Nous pourrions faire le test avec un syllogisme, en présentant la mineure et la majeure l’une après l’autre et en les faisant suivre, précédée d’un temps d’arrêt (pourquoi pas avec un roulement de tambour), de la conclusion.

Le site The Jew’s Daughter fait usage de ce procédé à quelques reprises. Le site Idealism y recourt également. Voici deux autres exemples non philosophiques d’animation du texte :

 

Babelattitude :

http://babelat.free.fr/babhome.htm

Classes in electronic poetry and fiction (le poème intitulé Faith et la fiction Clues):

http://www.wordcircuits.com/kendall/poetry/index.html

 


L’utilisation du son et de la musique

L’intégration de sons et surtout de musique aux sites philosophiques tarde à venir… Pourtant, dans la mesure où la philosophie doit se faire « séduisante » pour trouver des adeptes sur Internet, l’ajout d’éléments sonores serait un atout. Nous donnons l’exemple du site Thruth-in-Cinema Quest, où le simple ajout de sons de cloche suffit pour créer une ambiance qui pousse à aller de l’avant dans la lecture.

À quand des liens purement sonores dans les textes philosophiques? Toujours dans le but de rendre la philosophie plus « sensuelle », question d’aller dans la caverne [4] , les sons peuvent constituer une ressource inépuisable. Il existe plusieurs types de liens sonores possibles :

 

1)      Des liens sans référent visuel, donc purement sonores : il faut placer son curseur au bon endroit dans l’écran pour les entendre.

2)      Des liens avec référent visuel, le son étant perçu au survol du curseur. Le son peut alors apporter un complément d’informations à propos du lien. Il peut avoir une fonction simplement décorative, comme sur le site de Frank Zappa déjà cité.

 

Site Thruth-in-Cinema Quest :

http://www.hal-pc.org/~questers/Nietzsche.html

Site Repeat-to-fade (à titre d’exemple d’utilisation du son) :

http://www.repeat-to-fade.net/

 

Idée d’utilisation du son : l’ « Auberge de la philosophie »


 

Les tables de logiques, logiciels de logique et quiz de logique

 

Il semble que ce type de site est un peu isolé par rapport aux autres cités dans ce document. Pour faire des exercices de logique, vérifier la validité d’un argument, c’est un procédé extrêmement intéressant. Mais comment le « détourner » à d’autres fins que la logique pure? L’intérêt réel d’un tel procédé se trouverait probablement dans les combinaisons possibles avec d’autres techniques (peut-être dans un jeu comme Myst ou Riven [5] ).

 

The logic daemon:

http://logic.tamu.edu/

The power of logic:

http://www.poweroflogic.com

Gateway to logic:

http://logik.phl.univie.ac.at/~chris/formular-uk.html

 


Cas particuliers identifiés

Cette section comprend des sites identifiés sur Internet qui méritent notre attention pour leur richesse. Comme il s'agit de cas presque uniques, nous les avons regroupés en une seule section.

 

a) Le noeud nouménal

Nous nommons « noeud nouménal » le procédé qui consiste à présenter un sujet, un événement, une situation, de plusieurs points de vue possibles, sans qu'aucun d'entre eux ne prétende à une quelconque objectivité et sans que cette objectivité ne soit accessible d'aucune manière (d'où l'épithète « nouménal », en référence à Kant, pour qui les noumènes sont les choses en soi, accessibles d'aucune manière par notre perception, qui nous donne un accès particulier, incomplet aux choses, qui se manifestent à nous en tant que phénomènes).  Le procédé du noeud nouménal, identifié sur des sites littéraires tels que The Brawl et The company therapist serait extrêmement intéressant s’il était utilisé en philosophie. Au lieu de raconter une histoire et d’en proposer différentes versions selon le personnage choisi, il serait possible de le faire avec une problématique philosophique et d’offrir les points de vue de différents philosophes (ou différentes écoles). Combiné judicieusement à des hyperliens et quelques images, ce procédé nous semble très prometteur.

 

The Brawl :

http://homepage.ntlworld.com/h.whitehead/brawl/hyper.htm

The company therapist (site littéraire semblable à The Brawl, mais doté d’un contenu plus vaste):

http://www.thetherapist.com/index.html

 

b) Wikipedia

Wikipedia n’est pas un procédé, mais plutôt un outil disponible pour tous en ligne. Comme sur tout Wiki, nous pouvons, à notre gré, éditer des pages sur n’importe quel sujet. Nous pouvons contribuer aux documents déjà existants. D’ailleurs, tous les documents sur ce site ont été manipulés par nombre de gens, ce qui peut les enrichir considérablement, mais aussi en réduire la cohérence. Il faut que, régulièrement, un esprit doté d’une grande capacité de synthèse vienne le travailler un peu. Ce type de document est un peu à l’image de la philosophie : une grande recherche en commun, une gigantesque discussion. La différence est qu’il s’agit là d’une production culturelle écrite, ce qui est normalement réalisé par un… ou deux auteurs, dans de rares cas. À noter : on fait une grande utilisation des hyperliens (thématiques) dans ces textes.

Nous invitons le lecteur à lire et suivre les discussions entourant certaines pages dédiées à la philosophie. Il n'est pas difficile d'y trouver des débats enflammés.

 

Site de Wikipedia, section philosophie :

http://en.wikipedia.org/wiki/Philosophy

Pour en savoir plus sur ce qu'est un Wiki :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Wiki

 

c) Archelogos

Le site Archelogos, unique en son genre, vise à représenter électroniquement des arguments de la philosophie grecque en général. Pour tester ce projet, il faut avoir installé Shockwave. On trouve sur ce site cinq projets différents. Seul le projet Archelogos lui-même peut être consulté de manière satisfaisante : on y trouve des extraits de textes de Platon et d’Aristote. On y a décortiqué l’argumentation contenue et on en a fourni des commentaires. De nombreuses options sont offertes (concernant le déroulement du texte) pour nous rendre la navigation agréable. En ce qui concerne les autres projets, on ne peut en avoir qu’un bref -mais néanmoins intéressant- aperçu.

               

Le site Archelogos :

http://www.archelogos.com


 

Notes sur l’insertion de dilemmes philosophiques dans des jeux numériques

Dans la création d'un jeu numérique (jeu d'ordinateur ou jeu vidéo) philosophique, le défi est de trouver un procédé qui présente un dilemme, une énigme philosophique. Nous pouvons dire que de la même manière que la plupart des grands thèmes philosophiques se retrouvent en littérature (même, parfois, bien avant que de se retrouver en philosophie), ils peuvent tous se retrouver dans des jeux numériques, à condition que le jeu se déroule sous la forme d’une histoire. Pensons ici particulièrement aux jeux de rôles, où le joueur contrôle un ou plusieurs personnages qui développent des compétences et des relations avec d’autres personnages virtuels tout au long de leurs aventures.

Les possibilités éthiques (politiques) et philosophiques des jeux numériques sont sous-exploitées pour le moment, mais rien n’empêche d’en faire des outils très puissants d’éducation à la pensée critique dans le futur (notons le formidable essor des logiciels éducatifs ainsi que leur grande qualité). Déjà certains logiciels éduquent à la pensée politique, par exemple en confiant aux joueurs des missions telles que la sauvegarde de la planète contre une créature mécanique qui pollue, la sauvegarde de la démocratie contre un despote terrible (à noter que l’on peut utiliser ces jeux pour soutenir quelque politique que ce soit), etc.

Des pensées philosophiques sont néanmoins déjà décelables dans de nombreux jeux numériques (dont la forme est plus « traditionnelle » que Jeux de concepts [6] ) : ainsi, dans les jeux de la série Final Fantasy [7] , nous nous rappelons une discussion entre des personnages à propos de la science moderne (où l’on vantait le travail rationnel humain en le comparant à de la magie : la science est notre magie, par opposition avec la magie des autres espèces humanoïdes du monde en question) ainsi que d’autres discussions à propos de la puissance de l’amour dans les rapports humains ; parfois il était aussi question d’ouverture aux peuples étrangers (la question du racisme était directement abordée).

Nous pensons aussi à un autre jeu fort intéressant qui interpelle directement la philosophie politique contemporaine. Ce jeu auquel nous jouions autrefois portait le nom d’Utopia. Il se jouait sur Internet en compagnie de milliers d’autres joueurs de partout sur Terre. Au début du jeu, nous recevions un pays virtuel dans un royaume donné, en compagnie de gens qui avaient été placés là par hasard avec nous. Nous étions confrontés, d’une part, à la diversité des origines réelles des membres de notre royaume, avec laquelle il fallait composer (nous devions élire un président et discuter ensemble -en anglais la plupart du temps- des stratégies à adopter pour ne pas nous faire détruire par les autres royaumes), d’autre part avec la diversité des royaumes avec lesquels il était possible de former des alliances ou d’entrer en guerre. De multiples dialogues se créaient donc. Plusieurs types d’alliances pouvaient naître et donnaient à penser sur les relations humaines.

Par exemple, le royaume dont nous faisions partie avait conclu une alliance avec un royaume en détresse. Nous avons protégé ce royaume jusqu’au moment où nous avons compris que les deux plus puissants représentants de ce royaume (les moins attaqués aussi) se servaient de leurs ennemis afin d’affaiblir les autres pays constituant leur royaume pour s’assurer l’hégémonie sur eux. Ils étaient de connivence avec certains de ces ennemis, de la même origine ethnique qu’eux. N’ayant pas d’alliés dans notre royaume, ils s’en servaient afin d’affaiblir les attaquants qui ne faisaient pas partie de leur alliance (pour s’assurer l’hégémonie dans cet autre royaume). Un méli-mélo!

 

Remarques sur des jeux numériques dits philosophiques trouvés sur Internet

Possibilité d'un Myst philosophique [8]


 

Procédés mineurs identifiés

 

i) L’humour philosophique

Nous sommes entré en contact avec l’humour dit philosophique (par ses références aux différents philosophes et aux différentes philosophies) grâce à Internet. Bien entendu, l’humour était possible avant les ordinateurs et ne constitue pas un procédé informatique (et puis, nous étions déjà bien nombreux à nous moquer de la rigidité du mode de vie kantien), mais il semblerait qu’Internet laisse le champ libre à la création de nombreux sites humoristiques, comme s’il y avait toujours eu une retenue de la part de ces humoristes ou une censure appliquée contre eux.

Cet humour, parfois d’une qualité discutable il est vrai, possède deux aspects qui attirent particulièrement notre attention. D’abord, c’est l’importance de la réflexion critique permise par le rire dans chaque discipline. Il est bon, pour la philosophie, que les philosophes puissent rire d’eux-mêmes. Le second aspect de l’humour qui nous intéresse est qu’Internet rend visible le rire lui-même, dont les philosophes parlent trop peu.

Nous avons déjà fait mention du site intitulé Goat philosophy un peu plus haut. Pour faire la découverte de nombreux sites humoristiques, nous suggérons la visite de la page de David Chalmers, professeur de philosophie, qui en publie une liste impressionnante.

 

Page de David Chalmers :

http://www.u.arizona.edu/~chalmers/

 

ii) Listes de diffusion en philosophie

Quel est l’avantage créé par les listes de diffusion (les mailing lists)? Ce procédé, possible avant la « révolution cybernétique », mais coûteux (tous ces timbres…), possède plusieurs avantages. Il crée une certaine communauté, assure la diffusion rapide d’idées et permet de concevoir un texte auquel tous peuvent contribuer, texte se déplaçant sans cesse dans les réseaux, sujet à de multiples mutations. Il serait possible de conjuguer l’utilisation de Mailing lists avec des sites philosophiques sur lesquels on publierait les meilleurs textes de la communauté ; de plus, une communauté de ce type pourrait interagir avec un site philosophique indépendant, qui lui proposerait énigmes et défis, par exemple.

 

Spoon Collective :

http://www3.iath.virginia.edu/spoons/ Les nombreuses listes de diffusion présentées sur cette page ne sont plus. Toutefois, il est possible de consulter les archives de ces listes de diffusion. Commentaire ajouté en décembre 2005

 

iii) Les Weblogs philosophiques

Les discussions autour de la pertinence et de l’intérêt des pages personnelles où l’auteur nous livre pensées et états d’âme abondent et sont souvent passionnées. Dans le cas d’un Weblog (ou blog) où l’auteur nous livre fréquemment ses pensées philosophiques, où l’on peut voir leur évolution, que peut-on dire? À tout le moins que l’intérêt principal réside justement dans le suivi que nous pouvons faire de la pensée de l’auteur, chose possible, soulignons-le, sur d’autres types de sites. Excepté cela, l’originalité ne diffère pas de ce qui peut être fait sur d’autres sites philosophiques (liens, images, etc.).

 

Thoughts, arguments and rants :

http://tar.weatherson.net

Philosophical investigations :

http://phili.blogspot.com/

 

iv) L’usage de PowerPoint

Bien que nous le présentions comme une chose rare mais neuve sur Internet (en philosophie), ce logiciel n’offre rien de bien intéressant pour les philosophes. Le seul avantage que nous y voyons est qu’il rend possible le contrôle du rythme de réception du texte, mais il ne constitue pas l’outil idéal pour l’animation.

 

v) Les mots-croisés philosophiques

Bien sûr, il serait possible de publier cela ailleurs que sur Internet, mais la diffusion en serait difficile. L’intérêt de ce procédé reste limité. Une utilisation originale (mais au succès improbable) serait de proposer de véritables énigmes au lieu des devinettes habituelles pour trouver les mots.

 

Dr Z's philosophy page :

http://www.fred.net/tzaka/phil.html


 

Remarques finales

Comme il a été dit dans l’avant-propos, Internet est un milieu toujours changeant et ce qui s’y trouve est en mutation constante. Ce texte est donc appelé à être complété dans le futur par de nouvelles remarques, au fur et à mesure que de nouveaux sites seront créés, découverts et répertoriés.

 

Mathieu Gauvin

 

Première version :

Québec, le 3 avril 2004

Dernière version : décembre 2005

 


[1] Pour une explication générale sur ce qu'est un hyperlien, nous suggérons la visite du site suivant: http://fr.wikipedia.org/wiki/Hyperlien

[2] Jeu numérique philosophique développé par Gilbert Boss, paru aux Éditions du Grand Midi en 1998. Il est disponible gratuitement à cette adresse: http://www.grandmidi.com/l114.htm

[3] Projet de recherche intitulé « Expression de la philosophie sur ordinateur », à la Faculté de philosophie de l’Université Laval, Québec.

[4] Les philosophes doivent y aller de plus d’une ruse pour détourner l’attention des prisonniers, captivés par les ombres.

[5] Jeux dont il sera question dans les sections suivantes.

[6] Le jeu le plus philosophique (et le plus explicitement tel) jamais créé jusqu’à maintenant est Jeux de concepts. Il s’agit d’un labyrinthe électronique dans lequel nous cheminons à coups de clics de souris à travers des aphorismes écrits par Gilbert Boss. L’interprétation des aphorismes est dépendante de notre cheminement dans le labyrinthe, unique pour chaque joueur. Nous invitons le lecteur à en faire l’expérience.

[7] Il viendra un jour où les milieux intellectuels et artistiques reconnaîtront le potentiel énorme des jeux vidéo, qui peuvent constituer des œuvres d’art authentiques (étant un mélange d’arts divers -infographie, musique, littérature, et j’en passe-). Les jeux dont il est question ici sont produits par la compagnie Squaresoft, basée aux Etats-Unis et au Japon. Dotée d’un budget équivalent à celui d’un petit État, l’équipe qui a réalisé le septième épisode de cette série a produit une œuvre qui passera à l’histoire non seulement des jeux vidéo, mais aussi de l’art, que les savants du domaine l’admettent ou non.

[8] Myst et Riven sont parmi les jeux les plus populaires de l’histoire des jeux vidéo. La compagnie Cyan (É.-U.) a réalisé ces deux jeux, tandis que Ubisoft (FR-International) a produit Myst III : Exile.